Les élections consulaires viennent à peine de s’achever que s’ouvre déjà une autre étape importante de la représentation des Français établis hors de France : l’élection des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, plus connue sous le nom d’AFE.

Ce scrutin est moins visible que les élections consulaires. Il est indirect, plus technique, souvent mal compris, parfois même ignoré par nos compatriotes. Pourtant, il joue un rôle essentiel dans l’organisation de notre représentation nationale. Car derrière cet acronyme un peu administratif se trouve une réalité politique très concrète : la capacité des Français de l’étranger à être entendus à Paris.

Qu’est-ce que l’Assemblée des Français de l’étranger ?

L’Assemblée des Français de l’étranger est l’instance nationale représentative des Français établis hors de France. Elle réunit 90 conseillers AFE, élus pour six ans par et parmi les conseillers des Français de l’étranger.

Ces conseillers ne remplacent pas les élus locaux que sont les conseillers des Français de l’étranger. Ils viennent compléter le dispositif de représentation en portant, à un niveau national, les préoccupations des Français vivant hors du territoire national.

L’AFE est consultée sur les sujets qui concernent nos communautés : l’enseignement français à l’étranger, les bourses scolaires, la protection sociale, la fiscalité, les retraites, les services consulaires, la sécurité, la vie associative, la francophonie ou encore les moyens accordés au réseau diplomatique et consulaire.

En d’autres termes, l’AFE est l’un des lieux où les problèmes rencontrés localement peuvent être formulés, consolidés, défendus et transmis au Gouvernement.

Pourquoi cela concerne directement les Français d’Argentine ?

Depuis l’Argentine, l’AFE peut sembler lointaine. Paris paraît loin, les réunions paraissent techniques, et les débats institutionnels semblent parfois réservés à quelques initiés. Ce serait pourtant une erreur de considérer cette assemblée comme secondaire.

Les sujets traités à l’AFE sont exactement ceux que nous rencontrons sur le terrain : les difficultés de prise de rendez-vous consulaires, les délais de passeports et de cartes d’identité, les bourses scolaires, la situation des familles françaises, les aides sociales, la Caisse des Français de l’étranger, la fiscalité des non-résidents, les certificats de vie, la reconnaissance des associations, la sécurité ou encore la place de la langue française.

Chaque fois qu’un Français d’Argentine se heurte à une difficulté administrative, scolaire, sociale ou consulaire, il touche en réalité à une problématique plus large, souvent partagée par d’autres communautés françaises dans le monde. L’intérêt de l’AFE est précisément de permettre cette remontée collective.

Un problème isolé peut être ignoré. Un problème documenté, porté par plusieurs élus et présenté dans une instance nationale devient beaucoup plus difficile à balayer d’un revers de main.

Une élection indirecte, mais pas une élection abstraite

L’élection des conseillers AFE n’est pas ouverte directement à tous les électeurs. Elle est organisée au sein d’un collège électoral composé des conseillers des Français de l’étranger. C’est donc une élection indirecte.

Mais indirect ne veut pas dire inutile.

Ce mode de scrutin signifie que les élus locaux, eux-mêmes choisis par les Français inscrits sur les listes électorales consulaires, désignent ensuite celles et ceux qui porteront les dossiers à l’échelon national.

Il y a donc une chaîne de représentation : les Français élisent leurs conseillers consulaires ; ces conseillers participent ensuite à la désignation des conseillers AFE ; et les conseillers AFE contribuent à faire vivre la représentation nationale des Français de l’étranger.

C’est pourquoi il est essentiel que les Français d’Argentine comprennent cette architecture. La représentation n’est pas seulement une affaire de campagne électorale. C’est un système institutionnel, avec ses niveaux, ses relais, ses rapports de force et ses responsabilités.

Accompagner Bertrand Dupont : un choix de cohérence et de confiance

Dans cette élection AFE, j’ai eu l’honneur de figurer en cinquième position sur la liste conduite par Bertrand Dupont.

Ce choix était pour moi naturel. Bertrand Dupont est un élu expérimenté des Français de l’étranger au Brésil, profondément engagé dans la représentation consulaire, la vie associative et la défense concrète de nos compatriotes en Amérique latine. Conseiller des Français de l’étranger à São Paulo, président du Conseil consulaire, entrepreneur et acteur actif de la communauté française au Brésil, il incarne une forme d’ancrage régional dont notre zone a besoin.

Accompagner Bertrand Dupont, c’était donc contribuer à une dynamique collective sérieuse, cohérente et utile. C’était aussi affirmer que l’Argentine doit pleinement prendre sa place dans une vision régionale de l’Amérique latine, aux côtés d’élus qui partagent les mêmes préoccupations : les services consulaires, l’enseignement français, les bourses scolaires, la protection sociale, la fiscalité, la sécurité et la reconnaissance du tissu associatif.

Dans une élection indirecte comme celle de l’AFE, la logique d’équipe est essentielle. Il ne s’agit pas seulement de porter des trajectoires individuelles, mais de construire des relais solides, capables de défendre les dossiers des Français de l’étranger avec constance et efficacité.

Je suis donc heureux d’avoir accompagné cette liste et de pouvoir continuer à travailler, dans cet esprit, avec Bertrand Dupont, les élus de notre sensibilité et les parlementaires engagés auprès des Français établis hors de France.

L’importance du groupe URCI à l’AFE

Au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger, les groupes politiques jouent un rôle important. Ils permettent de structurer le travail, de coordonner les positions, de peser dans les commissions, d’organiser les débats et de faire remonter les priorités des territoires.

Dans ce cadre, le groupe URCI occupe une place particulière. Il rassemble des élus attachés à une ligne de responsabilité, d’indépendance, de sérieux budgétaire, de défense des classes moyennes françaises de l’étranger, de soutien à l’enseignement français, d’attention aux affaires sociales et de vigilance sur les moyens du réseau consulaire.

Pour les Français d’Argentine, l’existence d’un groupe structuré comme URCI est essentielle. Nos difficultés locales — bourses scolaires, accès aux services consulaires, protection sociale, fiscalité, certificats de vie, aides sociales, sécurité ou reconnaissance du tissu associatif — ne peuvent pas être défendues efficacement si elles restent isolées. Elles doivent être portées dans une organisation collective capable de parler à l’AFE, aux parlementaires et au Gouvernement.

C’est précisément l’utilité d’un groupe politique à l’AFE : transformer les problèmes locaux en priorités nationales.

Dans cette nouvelle séquence 2026-2032, mon objectif sera donc clair : même sans siéger personnellement à l’AFE, je continuerai à travailler avec les élus de notre sensibilité, avec le groupe URCI et avec les parlementaires engagés auprès des Français de l’étranger, afin que l’Argentine reste présente dans les discussions nationales.

Le rôle indispensable du terrain

Je reste convaincu d’une chose simple : aucune représentation nationale ne peut être efficace si elle n’est pas nourrie par le terrain.

Les réalités d’un Français installé à Buenos Aires, Córdoba, Mendoza, Rosario, Tucumán, Bariloche ou Mar del Plata ne sont pas exactement les mêmes que celles d’un Français vivant en Europe, en Afrique ou en Asie. L’Argentine a ses spécificités : l’éloignement géographique, l’instabilité économique, les difficultés administratives locales, les familles binationales, les enjeux scolaires, les besoins sociaux, la diversité du tissu associatif et l’attachement profond à la présence française.

C’est cette réalité que nous devons continuer à documenter et à faire remonter.

L’AFE est utile lorsqu’elle part du concret. Elle perd son sens lorsqu’elle devient seulement un espace de posture, de carrière ou de représentation symbolique. Nos compatriotes n’ont pas besoin de grands discours institutionnels ; ils ont besoin que leurs problèmes soient compris, suivis et défendus.

Mon engagement pour le mandat 2026-2032

À l’issue des élections consulaires, j’ai eu l’honneur d’être réélu conseiller des Français de l’étranger en Argentine. Cette confiance m’oblige.

Je ne siégerai pas à l’Assemblée des Français de l’étranger pour ce mandat. Je le dis simplement, sans détour et sans amertume. Une élection est toujours un moment de vérité : elle fixe un rapport de forces, elle oblige à regarder la réalité en face, et elle impose de continuer à travailler avec lucidité.

Mais ne pas siéger à l’AFE ne signifie évidemment pas disparaître du débat. La représentation des Français d’Argentine ne se résume pas à un siège. Elle se mesure à la présence sur le terrain, à la capacité de répondre aux familles, à la défense des dossiers concrets, à la construction d’un réseau associatif solide, au dialogue avec les parlementaires, au suivi des conseils consulaires et à la volonté de faire avancer les sujets qui comptent.

C’est dans cet esprit que je poursuivrai mon engagement pour le mandat 2026-2032.

Défendre l’Argentine dans le réseau mondial des Français de l’étranger

Notre communauté française en Argentine mérite d’être mieux connue, mieux organisée et mieux représentée. Elle est ancienne, diverse, active, profondément attachée à la France, mais trop souvent dispersée.

L’un des grands enjeux des années à venir sera de mieux structurer notre action collective : élus, associations, établissements scolaires, acteurs économiques, réseau culturel, entrepreneurs, familles, jeunes Français, retraités, binationaux et nouveaux arrivants.

Nous devons sortir de la logique fragmentée où chacun agit dans son coin. L’avenir de notre communauté passera par davantage de coordination, davantage de transparence et davantage de travail collectif.

L’AFE peut être un relais. Les parlementaires peuvent être des relais. Les associations peuvent être des relais. Les élus consulaires peuvent être des relais. Mais aucun relais ne fonctionne si la communauté elle-même ne se mobilise pas.

Une représentation utile, concrète et exigeante

Les Français de l’étranger ne demandent pas des privilèges. Ils demandent simplement que leur situation particulière soit prise en compte.

Ils demandent des consulats accessibles.
Ils demandent des procédures compréhensibles.
Ils demandent une école française soutenable pour les familles.
Ils demandent des aides sociales justes.
Ils demandent une fiscalité claire.
Ils demandent que leurs droits soient respectés.
Ils demandent que leur voix compte encore dans la République.

C’est tout l’enjeu de notre représentation.

L’AFE n’est pas parfaite. Le système institutionnel des Français de l’étranger est parfois complexe, parfois opaque, parfois trop éloigné des préoccupations immédiates des citoyens. Mais ce système existe, et nous avons le devoir de l’utiliser au mieux pour faire avancer nos dossiers.

La critique est nécessaire. L’exigence aussi. Mais l’abstention, l’indifférence ou le découragement ne peuvent pas être notre horizon.

Continuer à faire entendre l’Argentine

Je ne siégerai pas à l’AFE pour ce mandat, mais je continuerai à travailler avec celles et ceux qui y porteront nos dossiers. La représentation ne se limite pas à une place dans une assemblée. Elle se construit aussi dans la durée, dans les alliances, dans la capacité à documenter les problèmes, à mobiliser les bons relais et à défendre les intérêts de nos compatriotes avec constance.

Ma présence sur la liste conduite par Bertrand Dupont s’inscrit pleinement dans cette logique : accompagner une équipe, soutenir une orientation, renforcer le lien entre l’Argentine, l’Amérique latine et les instances nationales des Français de l’étranger.

Les Français d’Argentine ont besoin d’une représentation utile, exigeante et connectée aux bons niveaux de décision. C’est ce travail que je poursuivrai pour le mandat 2026-2032 : sur le terrain, auprès des familles, avec les associations, dans les conseils consulaires, avec les parlementaires et avec les élus AFE qui partagent cette même volonté de faire avancer concrètement nos dossiers.

La politique des Français de l’étranger ne doit pas être une politique de couloirs. Elle doit rester une politique de terrain, de relais et de résultats.

Elecciones AFE: por qué esta Asamblea también importa para los franceses en Argentina

Las elecciones consulares acaban de finalizar y ya se abre una nueva etapa importante para la representación de los franceses establecidos fuera de Francia: la elección de los consejeros ante la Asamblea de los Franceses del Extranjero, más conocida como AFE.

Esta elección es menos visible que las elecciones consulares. Es indirecta, más técnica, muchas veces poco comprendida e incluso ignorada por muchos compatriotas. Sin embargo, cumple un rol esencial en la organización de nuestra representación nacional. Porque detrás de esta sigla algo administrativa existe una realidad política muy concreta: la capacidad de los franceses del extranjero de ser escuchados en París.

¿Qué es la Asamblea de los Franceses del Extranjero?

La Asamblea de los Franceses del Extranjero es la instancia nacional representativa de los franceses establecidos fuera de Francia. Está integrada por 90 consejeros AFE, elegidos por seis años por y entre los consejeros de los franceses del extranjero.

Estos consejeros no reemplazan a los representantes locales, es decir, a los consejeros de los franceses del extranjero. Vienen a completar el sistema de representación llevando, a nivel nacional, las preocupaciones de los franceses que viven fuera del territorio francés.

La AFE es consultada sobre temas que afectan directamente a nuestras comunidades: la enseñanza francesa en el extranjero, las becas escolares, la protección social, la fiscalidad, las jubilaciones, los servicios consulares, la seguridad, la vida asociativa, la francofonía y los medios otorgados a la red diplomática y consular.

En otras palabras, la AFE es uno de los espacios donde los problemas que encontramos localmente pueden ser formulados, consolidados, defendidos y transmitidos al Gobierno.

¿Por qué esto concierne directamente a los franceses en Argentina?

Desde Argentina, la AFE puede parecer lejana. París queda lejos, las reuniones parecen técnicas y los debates institucionales pueden dar la impresión de estar reservados a unos pocos iniciados. Sin embargo, sería un error considerar esta Asamblea como algo secundario.

Los temas tratados en la AFE son exactamente los que vemos todos los días en el terreno: las dificultades para conseguir turnos consulares, los plazos para pasaportes y documentos de identidad, las becas escolares, la situación de las familias francesas, las ayudas sociales, la Caisse des Français de l’Étranger, la fiscalidad de los no residentes, los certificados de vida, el reconocimiento de las asociaciones, la seguridad y el lugar de la lengua francesa.

Cada vez que un francés en Argentina se enfrenta a una dificultad administrativa, escolar, social o consular, en realidad está tocando una problemática más amplia, muchas veces compartida por otras comunidades francesas en el mundo. El interés de la AFE es precisamente permitir esa remontada colectiva.

Un problema aislado puede ser ignorado. Un problema documentado, llevado por varios representantes y presentado ante una instancia nacional, se vuelve mucho más difícil de descartar.

Una elección indirecta, pero no abstracta

La elección de los consejeros AFE no está abierta directamente a todos los electores. Es organizada dentro de un colegio electoral compuesto por los consejeros de los franceses del extranjero. Es, por lo tanto, una elección indirecta.

Pero indirecta no significa inútil.

Este sistema implica que los representantes locales, elegidos por los franceses inscriptos en las listas electorales consulares, designan luego a quienes llevarán los temas al nivel nacional.

Existe entonces una cadena de representación: los franceses eligen a sus consejeros consulares; esos consejeros participan luego en la designación de los consejeros AFE; y los consejeros AFE contribuyen a hacer vivir la representación nacional de los franceses del extranjero.

Por eso es esencial que los franceses en Argentina comprendan esta arquitectura. La representación no es solamente una cuestión de campaña electoral. Es un sistema institucional, con sus niveles, sus relevos, sus equilibrios de fuerza y sus responsabilidades.

Acompañar a Bertrand Dupont: una elección de coherencia y confianza

En esta elección AFE, tuve el honor de figurar en quinta posición en la lista encabezada por Bertrand Dupont.

Esta decisión fue, para mí, natural. Bertrand Dupont es un representante experimentado de los franceses del extranjero en Brasil, profundamente comprometido con la representación consular, la vida asociativa y la defensa concreta de nuestros compatriotas en América Latina. Consejero de los franceses del extranjero en São Paulo, presidente del Consejo Consular, emprendedor y actor activo de la comunidad francesa en Brasil, representa una forma de arraigo regional que nuestra zona necesita.

Acompañar a Bertrand Dupont significaba contribuir a una dinámica colectiva seria, coherente y útil. También significaba afirmar que Argentina debe ocupar plenamente su lugar dentro de una visión regional de América Latina, junto a representantes que comparten las mismas preocupaciones: los servicios consulares, la enseñanza francesa, las becas escolares, la protección social, la fiscalidad, la seguridad y el reconocimiento del tejido asociativo.

En una elección indirecta como la de la AFE, la lógica de equipo es esencial. No se trata solamente de trayectorias individuales, sino de construir relevos sólidos, capaces de defender los temas de los franceses del extranjero con constancia y eficacia.

Por eso estoy contento de haber acompañado esta lista y de poder seguir trabajando, con ese mismo espíritu, junto a Bertrand Dupont, los representantes de nuestra sensibilidad política y los parlamentarios comprometidos con los franceses establecidos fuera de Francia.

La importancia del grupo URCI en la AFE

Dentro de la Asamblea de los Franceses del Extranjero, los grupos políticos cumplen un rol importante. Permiten estructurar el trabajo, coordinar posiciones, pesar en las comisiones, organizar los debates y hacer remontar las prioridades de los territorios.

En ese marco, el grupo URCI ocupa un lugar particular. Reúne a representantes comprometidos con una línea de responsabilidad, independencia, seriedad presupuestaria, defensa de las clases medias francesas del extranjero, apoyo a la enseñanza francesa, atención a los asuntos sociales y vigilancia sobre los medios de la red consular.

Para los franceses en Argentina, la existencia de un grupo estructurado como URCI es esencial. Nuestras dificultades locales —becas escolares, acceso a los servicios consulares, protección social, fiscalidad, certificados de vida, ayudas sociales, seguridad o reconocimiento del tejido asociativo— no pueden ser defendidas eficazmente si quedan aisladas. Deben ser llevadas dentro de una organización colectiva capaz de dialogar con la AFE, los parlamentarios y el Gobierno.

Esa es precisamente la utilidad de un grupo político en la AFE: transformar los problemas locales en prioridades nacionales.

En esta nueva etapa 2026-2032, mi objetivo será claro: incluso sin integrar personalmente la AFE, seguiré trabajando con los representantes de nuestra sensibilidad, con el grupo URCI y con los parlamentarios comprometidos con los franceses del extranjero, para que Argentina siga estando presente en las discusiones nacionales.

El rol indispensable del terreno

Sigo convencido de algo simple: ninguna representación nacional puede ser eficaz si no se alimenta del trabajo de campo.

Las realidades de un francés instalado en Buenos Aires, Córdoba, Mendoza, Rosario, Tucumán, Bariloche o Mar del Plata no son exactamente las mismas que las de un francés que vive en Europa, África o Asia. Argentina tiene sus propias especificidades: la distancia geográfica, la inestabilidad económica, las dificultades administrativas locales, las familias binacionales, los desafíos escolares, las necesidades sociales, la diversidad del tejido asociativo y el profundo apego a la presencia francesa.

Esa realidad es la que debemos seguir documentando y haciendo remontar.

La AFE es útil cuando parte de lo concreto. Pierde sentido cuando se transforma únicamente en un espacio de postura, carrera personal o representación simbólica. Nuestros compatriotas no necesitan grandes discursos institucionales; necesitan que sus problemas sean comprendidos, seguidos y defendidos.

Mi compromiso para el mandato 2026-2032

Al finalizar las elecciones consulares, tuve el honor de ser reelegido consejero de los franceses del extranjero en Argentina. Esa confianza me compromete.

No integraré la Asamblea de los Franceses del Extranjero durante este mandato. Lo digo simplemente, sin rodeos y sin amargura. Una elección siempre es un momento de verdad: fija una relación de fuerzas, obliga a mirar la realidad de frente y exige seguir trabajando con lucidez.

Pero no integrar la AFE no significa, de ninguna manera, desaparecer del debate. La representación de los franceses en Argentina no se resume a un asiento. Se mide en la presencia en el terreno, en la capacidad de responder a las familias, en la defensa de los temas concretos, en la construcción de una red asociativa sólida, en el diálogo con los parlamentarios, en el seguimiento de los consejos consulares y en la voluntad de hacer avanzar los asuntos que importan.

Con ese espíritu continuaré mi compromiso durante el mandato 2026-2032.

Defender a Argentina dentro de la red mundial de los franceses del extranjero

Nuestra comunidad francesa en Argentina merece ser más conocida, mejor organizada y mejor representada. Es una comunidad antigua, diversa, activa, profundamente vinculada a Francia, pero demasiadas veces dispersa.

Uno de los grandes desafíos de los próximos años será estructurar mejor nuestra acción colectiva: representantes electos, asociaciones, establecimientos escolares, actores económicos, red cultural, emprendedores, familias, jóvenes franceses, jubilados, binacionales y recién llegados.

Debemos salir de la lógica fragmentada en la que cada uno actúa por su lado. El futuro de nuestra comunidad pasará por más coordinación, más transparencia y más trabajo colectivo.

La AFE puede ser un relevo. Los parlamentarios pueden ser un relevo. Las asociaciones pueden ser un relevo. Los consejeros consulares pueden ser un relevo. Pero ningún relevo funciona si la comunidad misma no se moviliza.

Una representación útil, concreta y exigente

Los franceses del extranjero no piden privilegios. Piden simplemente que su situación particular sea tomada en cuenta.

Piden consulados accesibles.
Piden trámites comprensibles.
Piden una escuela francesa sostenible para las familias.
Piden ayudas sociales justas.
Piden una fiscalidad clara.
Piden que sus derechos sean respetados.
Piden que su voz siga contando dentro de la República.

Ese es todo el desafío de nuestra representación.

La AFE no es perfecta. El sistema institucional de los franceses del extranjero es a veces complejo, a veces opaco, a veces demasiado alejado de las preocupaciones inmediatas de los ciudadanos. Pero ese sistema existe, y tenemos el deber de utilizarlo de la mejor manera posible para hacer avanzar nuestros temas.

La crítica es necesaria. La exigencia también. Pero la abstención, la indiferencia o el desaliento no pueden ser nuestro horizonte.

Seguir haciendo escuchar la voz de Argentina

No integraré la AFE durante este mandato, pero seguiré trabajando con quienes llevarán nuestros temas dentro de esa Asamblea. La representación no se limita a ocupar un lugar en una institución. También se construye en el tiempo, en las alianzas, en la capacidad de documentar los problemas, de movilizar los buenos relevos y de defender los intereses de nuestros compatriotas con constancia.

Mi presencia en la lista encabezada por Bertrand Dupont se inscribe plenamente en esa lógica: acompañar un equipo, apoyar una orientación, fortalecer el vínculo entre Argentina, América Latina y las instancias nacionales de los franceses del extranjero.

Los franceses en Argentina necesitan una representación útil, exigente y conectada con los niveles adecuados de decisión. Ese es el trabajo que continuaré durante el mandato 2026-2032: en el terreno, junto a las familias, con las asociaciones, en los consejos consulares, con los parlamentarios y con los consejeros AFE que comparten esa misma voluntad de hacer avanzar concretamente nuestros temas.

La política de los franceses del extranjero no debe ser una política de pasillos. Debe seguir siendo una política de terreno, de relevos y de resultados.