C’est une question que je reçois de plus en plus régulièrement : que se passe-t-il fiscalement lorsque l’on quitte la France pour venir vivre en Argentine ?

La question se pose notamment pour les Français qui conservent un appartement en France, perçoivent une retraite française, travaillent à distance pour une entreprise française, détiennent un portefeuille d’actions ou gardent simplement leurs comptes bancaires et leur épargne en Europe.

Depuis l’arrivée de Javier Milei au pouvoir, plusieurs réformes ont effectivement modifié la fiscalité argentine, notamment l’impôt sur le patrimoine (Bienes Personales). Mais une idée doit être écartée immédiatement : l’Argentine n’est pas devenue un territoire dans lequel les revenus et le patrimoine étrangers cesseraient d’être fiscalement pertinents.

La bonne nouvelle est qu’il existe depuis longtemps une convention fiscale entre la France et l’Argentine destinée précisément à éviter les doubles impositions. Elle a été signée en 1979, modifiée en 2001 et vient elle-même d’être affectée par l’entrée en vigueur, pour l’Argentine, de la Convention multilatérale de l’OCDE. La France a publié en avril 2026 une version consolidée tenant compte de ces modifications.

Le principe est donc relativement simple. Son application concrète l’est parfois beaucoup moins.

Tout commence par une question : où êtes-vous résident fiscal ?

Ce n’est pas votre nationalité française qui détermine, à elle seule, où vous payez vos impôts.

En France, le droit interne examine notamment le lieu de votre foyer, votre séjour principal, votre activité professionnelle et le centre de vos intérêts économiques. Quitter physiquement la France n’entraîne donc pas automatiquement, le lendemain du vol Paris–Buenos Aires, la disparition de votre résidence fiscale française.

L’Argentine a ses propres règles. Pour un ressortissant étranger, la loi argentine prévoit notamment l’acquisition de la résidence fiscale lorsque la personne obtient une résidence permanente ou, sans l’avoir obtenue, séjourne en Argentine avec des autorisations temporaires pendant douze mois. Des exceptions particulières existent, notamment pour certaines présences temporaires liées au travail ou aux études.

Et c’est là que la convention franco-argentine devient essentielle : lorsqu’une personne pourrait être considérée comme résidente des deux États, son article 4 établit successivement des critères permettant de départager les deux pays : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, puis nationalité.

Autrement dit : le fameux « 183 jours » n’est pas une formule magique permettant, à lui seul, de déterminer toutes les situations de résidence fiscale.

Une fois résident fiscal argentin, vos revenus étrangers peuvent entrer dans le champ argentin

C’est probablement le point le plus important à comprendre.

Le droit argentin prévoit que les personnes résidentes fiscalement en Argentine sont, en principe, imposées à l’Impuesto a las Ganancias sur leurs revenus obtenus en Argentine mais également sur leurs revenus de source étrangère. La loi prévoit parallèlement la possibilité de prendre en compte certains impôts analogues effectivement acquittés à l’étranger.

En sens inverse, une personne qui devient réellement non-résidente de France n’y reste généralement imposable que sur ses revenus de source française, sous réserve de ce que prévoit la convention internationale applicable.

Voilà pourquoi il faut toujours raisonner en deux temps :

quel pays a le droit d’imposer le revenu ? Puis : comment la double imposition est-elle neutralisée lorsque les deux pays peuvent intervenir ?

La convention franco-argentine répond à ces questions revenu par revenu.

Vous gardez un appartement ou une maison en France

C’est le cas le plus fréquent.

Vous partez vivre à Buenos Aires mais conservez, par exemple, un appartement à Paris, Lyon, Mulhouse ou Nice.

Le bien reste en France. La taxe foncière française reste donc due, même si son propriétaire devient résident fiscal argentin. Les impôts locaux continuent d’ailleurs à être gérés par le service fiscal du lieu où se trouve l’immeuble et non par le Service des impôts des particuliers non-résidents.

Si le logement est loué, les choses deviennent plus intéressantes.

L’article 6 de la convention dispose que les revenus provenant d’un immeuble situé dans l’autre État sont imposables dans l’État où l’immeuble se trouve. Un appartement situé en France et loué par un résident d’Argentine reste donc imposable en France.

Du côté français, une location nue produit normalement des revenus fonciers ; une location meublée relève en principe des bénéfices industriels et commerciaux. Des prélèvements sociaux peuvent également s’appliquer aux revenus immobiliers français des non-résidents. Un résident argentin ne bénéficie pas automatiquement de l’exonération de CSG et de CRDS prévue pour certaines personnes affiliées à un régime de sécurité sociale de l’Union européenne, de l’EEE ou de Suisse.

Mais cela ne signifie pas qu’il suffise de déclarer le loyer en France et de l’oublier en Argentine.

Une fois résident fiscal argentin, le revenu français pourra également devoir apparaître dans la déclaration argentine au titre des revenus mondiaux. La convention prévoit alors que l’Argentine accorde un crédit correspondant à l’impôt sur le revenu effectivement payé en France, dans la limite de l’impôt argentin correspondant à ce revenu.

C’est cela, une convention de non-double imposition : elle ne signifie pas nécessairement « je déclare dans un seul pays ». Elle signifie souvent je déclare dans les deux pays, mais le mécanisme conventionnel empêche que le même revenu supporte intégralement deux impôts comparables.

Et si vous vendez votre appartement français après votre installation en Argentine ?

Même principe.

L’article 13 de la convention permet à la France d’imposer la plus-value provenant de la vente d’un bien immobilier situé en France.

Le droit français prévoit actuellement pour les non-résidents un prélèvement de 19 % sur la plus-value immobilière imposable, auxquels peuvent s’ajouter les prélèvements sociaux, avec les abattements et exonérations applicables selon notamment la durée de détention et la situation du vendeur.

La qualification de cette plus-value et son éventuelle prise en compte en Argentine doivent ensuite être examinées au regard du droit argentin et de l’article 24 de la convention.

Ce n’est donc pas une opération à organiser une semaine avant la signature chez le notaire.

Vous êtes propriétaire d’un patrimoine immobilier important en France : attention à l’IFI

Le départ en Argentine ne fait pas nécessairement disparaître l’Impôt sur la fortune immobilière.

Un non-résident reste susceptible d’être assujetti à l’IFI lorsque la valeur nette taxable de ses biens et droits immobiliers français dépasse 1,3 million d’euros. Contrairement à un résident français, son patrimoine immobilier étranger n’entre normalement pas dans cette assiette française : ce sont essentiellement les actifs immobiliers français qui demeurent concernés.

La convention prévoit elle-même que la fortune constituée par un immeuble situé dans l’autre État peut être imposée dans l’État où cet immeuble se trouve.

Il faut ensuite regarder le traitement argentin.

Le fameux « Bienes Personales » argentin : ce qui a changé sous Milei

C’est probablement l’un des sujets qui suscite le plus d’interrogations depuis 2024.

L’Impuesto sobre los Bienes Personales est un impôt argentin portant sur le patrimoine détenu au 31 décembre. Pour un résident fiscal argentin, il peut concerner les biens situés en Argentine mais également ceux détenus à l’étranger : comptes bancaires, titres, participations, véhicules et biens immobiliers étrangers notamment. ARCA le rappelle explicitement.

Un appartement en France ne disparaît donc pas de l’écran radar fiscal argentin simplement parce qu’il est à 11 000 kilomètres de Buenos Aires.

Les biens immobiliers étrangers sont, en principe, valorisés selon les règles argentines à leur valeur de marché à l’étranger au 31 décembre, avec conversion en pesos selon les modalités prévues par la réglementation.

La réforme fiscale portée sous la présidence de Javier Milei par la loi 27.743 a cependant sensiblement réduit la trajectoire de cet impôt. À droit constant, la loi prévoit pour la période fiscale 2026 une échelle générale de 0,50 % à 0,75 % sur le patrimoine taxable excédant le minimum applicable, puis un taux de 0,25 % pour la période fiscale 2027. Les montants des seuils font l’objet d’actualisations.

La législation actuelle prévoit par ailleurs la prorogation de l’impôt jusqu’au 31 décembre 2027. Ce qui se produira après cette date dépendra évidemment des textes qui seront adoptés d’ici là : il serait imprudent de présenter aujourd’hui comme définitivement acquise la disparition de l’impôt à partir de 2028.

La réforme Milei avait également créé le REIBP, permettant à certains contribuables de payer de manière consolidée plusieurs années de Bienes Personales. Mais attention à un raccourci que je vois parfois circuler : ce régime n’est pas un avantage général offert aujourd’hui à tout nouvel arrivant en Argentine. Son accès était lié à des situations fiscales déterminées au 31 décembre 2023, notamment aux personnes déjà résidentes ou à certains anciens résidents.

Pour quelqu’un qui s’installe pour la première fois en Argentine en 2026 ou 2027, il ne faut donc surtout pas bâtir son projet fiscal en supposant qu’il pourra simplement adhérer au REIBP.

Peut-on payer à la fois l’IFI français et Bienes Personales en Argentine ?

Potentiellement, les deux législations peuvent regarder le même appartement français.

Mais l’article 24 de la convention prévoit expressément un mécanisme de neutralisation : lorsque le résident argentin possède une fortune qui peut être imposée en France en vertu de la convention, l’Argentine permet la déduction d’un montant correspondant à l’impôt sur la fortune effectivement payé en France, dans la limite de la fraction d’impôt argentin correspondant à cette fortune.

Attention toutefois à ne pas tout mélanger.

La taxe foncière française est un impôt local portant sur l’immeuble. Il ne faut pas présumer qu’elle constitue automatiquement un crédit imputable sur Bienes Personales. Le droit argentin vise les impôts étrangers similaires assis globalement sur le patrimoine ou les biens. Cette question doit être validée au cas par cas.

Vous percevez une retraite française en vivant en Argentine

Ici, la convention offre une règle particulièrement intéressante.

Son article 18 prévoit que les pensions et rémunérations similaires versées à un résident d’un État ne sont imposables que dans l’État d’où elles proviennent. Une pension de source française versée à une personne vivant en Argentine reste donc, en principe, imposable en France selon la convention.

Certaines pensions liées à des fonctions publiques ou situations particulières doivent néanmoins être examinées avec l’article 19 et les règles propres à chaque régime.

Il ne faut pas non plus confondre la convention fiscale avec la convention franco-argentine de sécurité sociale.

La France et l’Argentine disposent depuis le 1er novembre 2012 d’un accord de sécurité sociale permettant notamment de coordonner les périodes d’assurance et les droits à retraite des personnes ayant travaillé dans les deux pays. ANSES dispose d’une procédure spécifique pour ces prestations. Cet accord concerne les droits sociaux ; il ne détermine pas, à lui seul, dans quel pays une pension est imposable.

Vous continuez à travailler pour une entreprise française depuis Buenos Aires

Autre situation devenue très courante avec le télétravail.

Le fait que votre salaire arrive sur un compte bancaire français ou soit payé par une société française ne suffit pas à rendre automatiquement le salaire imposable uniquement en France.

L’article 15 de la convention raisonne principalement selon l’endroit où l’emploi est effectivement exercé. Si vous êtes résident d’Argentine et travaillez physiquement depuis Buenos Aires, l’Argentine peut donc en principe disposer du droit d’imposer cette rémunération. Une exception existe notamment pour certaines missions temporaires ne dépassant pas 183 jours et remplissant simultanément plusieurs conditions concernant l’employeur et l’établissement supportant la rémunération.

Et il ne s’agit pas seulement d’impôt sur le revenu : une installation durable en Argentine peut créer des questions de droit du travail, de cotisations sociales, voire d’établissement stable pour l’entreprise française.

Un « digital nomad » qui s’installe réellement à Palermo pendant plusieurs années ne doit donc pas raisonner comme s’il travaillait deux semaines depuis son hôtel.

Vous êtes indépendant, consultant ou entrepreneur

Pour les professions indépendantes, l’article 14 de la convention pose également une règle particulière.

Les revenus d’un résident sont normalement imposables dans son État de résidence, mais l’autre État peut obtenir un droit d’imposition lorsqu’une base fixe y est disponible ou lorsque le séjour y atteint au moins 183 jours pendant l’année civile.

Pour les entrepreneurs qui déplacent non seulement leur domicile mais aussi tout ou partie de la direction de leur entreprise, le sujet devient plus complexe : la convention comporte des règles relatives aux établissements stables et la version consolidée intègre désormais certaines dispositions issues de la Convention multilatérale de l’OCDE.

Une société française ne devient pas argentine parce que son dirigeant prend un appartement à Buenos Aires. Mais faire fonctionner durablement une entreprise depuis l’Argentine peut avoir des conséquences qu’il faut anticiper.

Dividendes, intérêts et placements financiers français

Les revenus financiers disposent de leurs propres règles.

Pour les dividendes, la convention permet en principe une imposition dans le pays de résidence du bénéficiaire mais autorise aussi une imposition dans le pays de la société distributrice. Lorsque le bénéficiaire effectif remplit les conditions conventionnelles, l’impôt dans l’État de source est plafonné à 15 % du montant brut du dividende.

Pour les intérêts, la convention prévoit également une imposition possible dans les deux États et fixe, en règle générale, un plafond conventionnel de 20 % du montant brut pour l’impôt prélevé à la source, sous réserve des cas particuliers prévus par l’article 11.

Là encore, le mécanisme du crédit d’impôt permet en principe d’éviter la double imposition définitive.

Il faut donc examiner séparément immobilier, retraite, salaire, activité indépendante, dividendes, intérêts et plus-values. Il n’existe pas une seule règle générale disant “je suis résident argentin, donc je ne paie plus rien en France”.

Vous détenez un portefeuille important avant de quitter la France : pensez à l’Exit Tax

C’est une question souvent oubliée lors de la préparation du départ.

La France dispose d’un mécanisme d’Exit Tax pouvant concerner certaines plus-values latentes sur des participations lorsque le contribuable transfère son domicile fiscal hors de France.

En 2026, le dispositif peut notamment concerner une personne ayant été résidente fiscale française pendant au moins six des dix années précédant son départ et détenant des participations d’une valeur globale d’au moins 800 000 euros, ou représentant au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société. Des mécanismes de sursis et de dégrèvement existent selon les situations.

Pour un chef d’entreprise ou une personne détenant un portefeuille significatif, ce sujet doit être étudié avant le transfert de résidence, et non après.

« Mon argent reste en France, comment le fisc argentin pourrait-il le savoir ? »

Cette approche n’est ni juridiquement correcte ni particulièrement prudente en 2026.

L’Argentine participe au Common Reporting Standard — CRS, le dispositif international d’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers. Elle s’y est engagée comme early adopter et réalise des échanges automatiques depuis 2017. ARCA a encore actualisé son dispositif CRS en août 2026.

Les comptes, placements et structures financières détenus à l’étranger doivent donc être abordés avec une logique de conformité et non avec celle de leur visibilité supposée.

Le fait de conserver une banque en France après son installation en Argentine est parfaitement possible. Cela ne dispense simplement pas de respecter les obligations déclaratives qui découlent de la résidence fiscale argentine.

La réforme Milei rend-elle l’Argentine fiscalement plus attractive ?

Sur certains aspects patrimoniaux, oui. Mais il faut être précis.

La loi 27.743 a réduit progressivement les taux de Bienes Personales, augmenté et indexé certains seuils et créé le REIBP pour certaines catégories de contribuables. Il s’agit d’une modification importante par rapport au régime antérieur.

En revanche, elle n’a pas supprimé le principe fondamental selon lequel un résident fiscal argentin peut être imposé sur ses revenus et son patrimoine mondiaux.

Il serait donc tout aussi faux de dire « l’Argentine est un enfer fiscal » que « l’Argentine ne taxe plus les patrimoines étrangers ».

Pour quelqu’un qui envisage réellement de s’installer dans le pays, la situation est beaucoup plus intéressante à analyser sérieusement : le coût fiscal dépend énormément de la composition du patrimoine, de la source des revenus, du moment du transfert de résidence et de ce que l’on conserve en France.

Avant de partir : les vérifications que je recommande

  1. Déterminer la date réelle du transfert de résidence fiscale, et pas simplement la date du billet d’avion.
  2. Faire l’inventaire de ses revenus français : immobilier, retraite, salaires, dividendes, intérêts, sociétés.
  3. Faire l’inventaire de son patrimoine mondial au 31 décembre, notamment immobilier, comptes, titres et participations.
  4. Pour les propriétaires, vérifier l’impact français de la taxe foncière, des loyers, des prélèvements sociaux, de l’IFI et d’une future plus-value.
  5. Pour les entrepreneurs ou actionnaires significatifs, examiner l’Exit Tax avant le départ.
  6. Vérifier quelles sommes imposées en France pourront effectivement donner lieu à un crédit d’impôt en Argentine.
  7. Conserver les justificatifs des impôts effectivement acquittés en France : ils peuvent être indispensables pour faire valoir le crédit correspondant en Argentine.
  8. Pour une installation importante ou un patrimoine complexe, faire travailler ensemble un professionnel français et un professionnel argentin, plutôt que de demander à l’un des deux de deviner le droit fiscal de l’autre pays.

Les textes officiels à connaître

Le document de référence est désormais la version consolidée 2026 de la convention fiscale franco-argentine publiée par impots.gouv.fr. La page officielle des conventions internationales de l’administration fiscale française permet également d’accéder aux textes applicables.

Pour la fiscalité argentine, les informations relatives à Ganancias et Bienes Personales sont disponibles auprès de ARCA. La réforme fiscale adoptée en 2024 peut être consultée dans le texte officiel de la loi argentine 27.743.

Enfin, pour les retraites et la coordination des périodes de cotisation, il faut se reporter séparément à la convention franco-argentine de sécurité sociale présentée par ANSES.

En conclusion

S’installer en Argentine ne signifie pas couper tous ses liens fiscaux avec la France. Et conserver des biens ou des revenus en France ne signifie pas non plus devoir payer deux fois le même impôt.

La convention fiscale franco-argentine est justement là pour organiser la répartition des droits d’imposition et neutraliser, dans les conditions prévues, les doubles impositions.

Les réformes adoptées sous Javier Milei ont par ailleurs rendu certains aspects de la fiscalité patrimoniale argentine nettement moins lourds qu’ils ne l’étaient auparavant. Mais elles ne dispensent ni de déclarer correctement son patrimoine ni d’étudier sérieusement son changement de résidence fiscale.

Mon conseil est donc simple : lorsque l’on prépare un déménagement France–Argentine avec un patrimoine, une retraite, une entreprise ou des revenus dans les deux pays, quelques heures de préparation fiscale avant le départ peuvent éviter plusieurs années de complications après l’arrivée.

Article actualisé en septembre 2026. Les règles fiscales, seuils et taux peuvent évoluer. Cet article fournit une information générale et ne remplace pas l’analyse individuelle d’un avocat fiscaliste ou d’un contador compétent en fiscalité internationale.