Lorsqu’on évoque la représentation des Français établis hors de France, on pense souvent aux députés ou aux sénateurs. Pourtant, c’est bien l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) qui constitue le cœur battant de notre démocratie expatriée.

En tant que Conseiller des Français de l’étranger engagé de longue date, j’ai pu mesurer l’impact concret – mais trop méconnu – de cette institution. C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui partager une conviction : l’AFE est un levier politique majeur pour celles et ceux qui veulent défendre, influencer et construire l’avenir des Français de l’étranger.

Une légitimité démocratique et des prérogatives concrètes

L’AFE est composée de 90 conseillers élus par leurs pairs, les conseillers des Français de l’étranger, eux-mêmes élus au suffrage universel direct. Elle est donc une chambre de légitimité politique, ancrée dans le réel de nos circonscriptions, bien plus proche du terrain que beaucoup de structures parisiennes.

Ses membres siègent dans des commissions thématiques (enseignement, affaires sociales, sécurité, fiscalité…), peuvent être saisis par le gouvernement ou les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, et formuler des avis, résolutions et motions sur tous les sujets relatifs à la vie des Français de l’étranger.

Ce n’est pas un cénacle honorifique. C’est une force de proposition, d’alerte, et d’influence.

AFE Groupe

Un lien stratégique entre terrain, institutions et action publique

Ce qui distingue l’AFE, c’est sa double capacité : faire remonter les réalités de terrain à Paris, et relayer les décisions politiques auprès des communautés françaises dans le monde.

Les conseillers AFE participent à des instances aussi stratégiques que le CA de l’AEFE, la CFE, la commission STAFE, ou encore le Conseil d’orientation stratégique de l’Institut Français. Ce sont des lieux de décisions budgétaires et d’arbitrages politiques concrets pour notre réseau éducatif, social et culturel.

Une tribune politique pour ceux qui veulent agir

Pour moi, l’AFE est aussi un tremplin politique. Nombreux sont les parlementaires, anciens ministres ou hauts fonctionnaires passés par cette instance. Ce n’est pas un hasard.

C’est un lieu où s’élaborent des positions, où se forment des coalitions, où se préparent des combats. Un conseiller AFE bien préparé, actif, stratège, peut devenir une voix incontournable pour les expatriés, y compris au-delà de sa propre circonscription.

👉 Je considère aujourd’hui que les enjeux contemporains – baisse des moyens consulaires, réforme de l’AEFE, gestion de crise, transition numérique des services – exigent des représentants ancrés, compétents, mais aussi audacieux.

🎯 C’est pourquoi je réfléchis sérieusement à une candidature à l’AFE, avec une volonté claire : y porter la voix d’une communauté française exigeante, diverse, entreprenante, parfois oubliée par l’administration, mais jamais résignée.

Si vous partagez cette vision, continuons la conversation.